10 mai 2022

Nous voulons raconter les vraies histoires de la CSU, telles qu’elles sont vécues par des personnes autour du globe. Voici l’histoire d’Aya, une étudiante universitaire à Java occidental, Indonésie.

Picture of an isolation ward

Je m’appelle Aya et j’ai 21 ans. J’étudie dans l’une des universités de Java occidental, Indonésie. Quand j’ai été infectée par le COVID-19, mon médecin a diagnostiqué une infection du système digestif et m’a prescrit des antibiotiques, mais quand la douleur a persisté, le médecin a dû m’envoyer à l’hôpital pour y obtenir un autre traitement.

L’accès à l’hôpital n’a pas été facile en raison des restrictions à la mobilité en vigueur dans le pays. De plus, les hôpitaux de Bandung étaient en surcapacité avec les patients COVID-19 et pouvaient difficilement accepter de nouveaux malades. Quand j’ai finalement trouvé une place dans un hôpital de la région de Cimahi (en dehors de la ville de Bandung), les médecins m’ont d’abord refusée car ils supposaient que je souffrais seulement d’une indigestion. Mais après les résultats de mes analyses de sang et de mon test PCR, j’ai été admise comme patiente COVID-19 dans le service d’isolement d’urgence.

Le service d’isolement était surpeuplé, avec une quarantaine de patients présentant des symptômes graves et du personnel de santé en sous-effectifs. Par conséquent, les soins étaient insuffisants. La situation dans le service était effrayante en raison des cris de douleur des patients, que les agents de santé ne pouvaient pas soulager. Beaucoup de malades sont morts par manque d’oxygène.

Le lundi, j’ai souffert de difficultés respiratoires, pour lesquelles je n’ai reçu l’oxygène nécessaire que le vendredi. Les agents de santé subissaient beaucoup de stress. Une fois, une infirmière est venue dans ma chambre et elle a pleuré car elle ne pouvait pas supporter le poids de cette situation. 

Un agent de santé dans une combinaison hazmat
Un agent de santé à l’œuvre dans le service d’isolement pour sauver des patients dans une situation dramatique.

À la fin, j’ai été transférée vers le centre de récupération créé par le Gouvernement. Les services de santé fournis par les autorités dans ce centre étaient excellents, il y avait des agents de santé disponibles 24 heures sur 24. Les patients recevaient trois repas par jour et des médicaments. Et le plus beau était que les services de santé étaient gratuits. Après 14 jours d’isolement dans le centre de récupération, mon état s’est amélioré et mon test PCR a donné un résultat négatif. Je suis rentrée à la maison.

« Exprimer sa gratitude aux agents de santé qui se battent pour sauver la vie des gens en dépit de la situation imprévisible et du manque de médicaments contre le COVID-19. »

Tout au long de mon parcours avec le COVID-19, j’ai beaucoup appris : même si les services de santé sont relativement bons en Indonésie, le processus administratif est encore compliqué et inefficace, et le système de santé nécessite beaucoup d’améliorations. Si les services d’enregistrement étaient numérisés, cela permettrait d’élargir l’accès. J’ai constaté que si j’ai pu avoir accès aux services de santé, c’est grâce à l’aide de ma famille. J’ai aussi appris combien il est important d’exprimer sa gratitude aux agents de santé qui se battent pour sauver la vie des gens en dépit de la situation imprévisible et du manque de médicaments contre le COVID-19.

Note : il est possible que ce récit ait été édité pour le rendre plus clair, et abrégé afin qu’il s’adapte à la page web de la CSU2030.

Catégorie: Société civile et communautés

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