Cycle de suivi 2016

Le cycle de suivi 2016 a permis de recenser huit pratiques efficaces en matière de coopération au développement dans le secteur de la santé à l'aide d'indicateurs destinés tant aux gouvernements qu'aux partenaires de développement.

Suivi de l'efficacité de la coopération au développement dans le domaine de la santé

Le cycle de suivi 2016 a largement suivi les « sept comportements », un certain nombre de domaines critiques dans lesquels les partenaires internationaux du développement doivent modifier leur comportement. 

La collecte de données comprenait à la fois des informations quantitatives et qualitatives. Outre les gouvernements et les partenaires de développement, l'enquête qualitative a également porté sur la société civile et le secteur privé.

Trente pays se sont inscrits au cycle de suivi 2016, soit une augmentation de 30 % par rapport au quatrième cycle. Les résultats ont été discutés lors de réunions multipartites au niveau national et les conclusions ont été publiées pays par pays. Vous trouverez ci-dessous des informations sur les performances des partenaires de développement. 

Pratiques efficaces de coopération au développement dans le secteur de la santé 

  1. Une stratégie nationale de santé unique est soutenue par le gouvernement et ses partenaires du développement ; ils conviennent des priorités reflétées dans la stratégie nationale de santé et les stratégies sous-sectorielles qui l’étayent, à travers un processus d’élaboration inclusif et d’évaluation conjointe, ce qui aboutit à une réduction des procédures séparées.
  2. Les apports en ressources sont inscrits au budget national de la santé et conformes aux priorités nationales, avec une prévisibilité du financement du gouvernement et des partenaires du développement.
  3. Les systèmes de gestion financière sont harmonisés et alignés ; le renforcement requis des capacités est achevé ou en cours, et les systèmes nationaux sont renforcés et utilisés.
  4. Les systèmes de passation de marchés/d’approvisionnement sont harmonisés et alignés ; les systèmes parallèles sont progressivement abandonnés, les systèmes nationaux sont renforcés et utilisés avec une priorité au meilleur rapport coût-avantages possible. L’appropriation nationale est compatible avec le fait de bénéficier d’un approvisionnement au niveau mondial.
  5. Le suivi conjoint des activités et de leurs résultats est fondé sur une plateforme unique de suivi et de redevabilité ; des procédures conjointes de redevabilité mutuelle sur l’efficacité de la coopération au développement sont en place, comme les revues annuelles conjointes ou les examens du pacte.
  6. L’assistance technique est planifiée de manière stratégique et prodiguée de façon bien coordonnée ; les occasions d’apprentissage systématique entre pays sont développées et soutenues par les institutions au moyen de la coopération Sud-Sud et triangulaire.
  7. La société civile opère dans un environnement qui optimise son engagement et sa contribution au développement du secteur de la santé.
  8. Le cycle de suivi 2016 de l’IHP+ a également évalué le fonctionnement du secteur privé dans un environnement qui augmente le plus possible sa participation et sa contribution au développement du secteur de la santé.