11 juillet 2017

« La perspective d’un partenaire de la CSU2030 » par Khuat Thi Hai OANH

SCDI et CSU2030 : travailler ensemble, trouver l’inspiration et être pragmatique

Le SCDI travaille avec des populations vulnérables et marginalisées en se centrant sur leur vie, notamment en améliorant l’inclusion sociale et en réduisant la marginalisation. Je suis médecin et augmenter l'accès à la santé est donc aussi une priorité pour nous. 

Nous travaillons depuis longtemps avec les populations sur la question de la couverture sanitaire universelle (CSU) et nous sommes très heureux que la CSU soit finalement incluse dans les ODD et que nous ayons une cible concrète pour y parvenir.  

J’ai maintenant l’occasion de participer au Comité directeur de la CSU2030 en qualité de suppléant du représentant des OSC du Sud. Cela me donne la possibilité précieuse d’observer de l’intérieur la manière dont la CSU2030 est organisée. La CSU2030 offre au monde la possibilité de réaliser le programme de la couverture sanitaire universelle, parce que ce Partenariat rassemble différents partenaires. 

Je participe dans la perspective des personnes qui travaillent au niveau national. Par conséquent, je vois toute la valeur que la CSU2030 peut apporter aux pays Habituellement, la santé relève de la responsabilité du Ministère de la Santé. Au sein du Gouvernement, le Ministère de la Santé n’est pas toujours le ministère le plus puissant. Il a donc besoin de beaucoup de soutien, non seulement dans le pays, mais aussi en dehors. 

La CSU2030 rassemble en fait différents partenaires et acteurs du niveau mondial et prodigue un soutien au Ministère de la Santé et aux partenaires bilatéraux et multilatéraux qui tentent de promouvoir la CSU dans le pays. Des partenaires comme la Banque mondiale, l’OMS, l’Union européenne, l’Allemagne, etc. ont une influence marquante au niveau national. Cela signifie que le Ministère de la Santé et les OSC comme nous ne sont pas seules à promouvoir la CSU dans notre pays. C’est là l’un des intérêts de la plateforme de la CSU2030. 

D’un autre côté, la plateforme est aussi l’occasion pour les partenaires d’apprendre les uns des autres et de trouver l’inspiration. Les partenaires peuvent être inspirés par d’autres partenaires, et les pays peuvent être inspirés par d’autres pays. Nous pouvons tous savoir qui fait quoi afin de pouvoir apprendre les uns des autres, mais aussi créer des synergies. Cela permet à la société civile, aux gouvernements et à différents partenaires d’interagir et de collaborer. Il ne s’agit pas pour la société civile de crier, d’accuser ou de montrer du doigt ; nous pouvons être des partenaires constructifs qui travaillent ensemble au nom d’objectifs communs et mutuels. 

Le plus grand défi pour la CSU2030 est de parvenir à une action concrète pour éviter de demeurer une autre initiative dépourvue d’utilité pratique. Il est donc réellement important que les partenaires soient redevables des promesses qu’ils ont faites. La CSU2030 peut alors servir de tremplin et encourager les partenaires à avancer. Nous pouvons y arriver en définissant des indicateurs de redevabilité très clairs et pratiques, en prodiguant une assistance technique concrète, en partageant les connaissances et en nous engageant véritablement. Je pense que c’est très important pour éviter un intérêt de pure forme. 

Beaucoup de défis nous attendent, mais il s’agit là d’un nouveau départ. Il nous reste moins de 5000 jours avant 2030, cependant c’est un début et il faut bien commencer quelque part !


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