5 octobre 2017

Le projet de collaboration sur les données sanitaires : travailler pour un système national robuste qui réponde à tous les besoins en données du pays et de la communauté internationale

Vers un solide système national de données sanitaires en Tanzanie et au Kenya

Le projet de collaboration sur les données sanitaires (CDS) a été lancé en mars 2016 pour relever le défi que représentent les financements disparates et les sources fragmentées des données sanitaires dans les pays.

Le CDS est une initiative apparentée à la CSU2030. C’est un effort conjoint des pays, des partenaires du développement, de la société civile et des instituts de recherche pour soutenir les améliorations des systèmes d’information et de redevabilité sous l’égide des pays, notamment la qualité des données sanitaires, afin de relever la performance du secteur de la santé et parvenir à une couverture santé universelle. 

De récents travaux en République-Unie de Tanzanie et au Kenya montrent combien il est important d’améliorer la qualité des données sanitaires pour la prise de décision à base factuelle, de renforcer la capacité à suivre les progrès vers les ODD relatifs à la santé ainsi que les activités coordonnées et collectives de tous les acteurs pour libérer tout le potentiel des systèmes d’information sanitaire. 

La Tanzanie lance son projet de collaboration sur les données sanitaires

Le lancement du projet tanzanien de CDS a permis de créer un « cadre unique de suivi et d’évaluation pour le secteur de la santé du Gouvernement de la République-Unie de Tanzanie ». L’événement a eu lieu les 11 et 12 septembre 2017 à Dar es Salaam. Il a réuni 145 participants venant du Ministère de la Santé, du Ministère délégué à la Présidence chargé de l’administration régionale et de l’administration locale (PORALG) et de partenaires comprenant le Ministère kényan de la Santé, le Mécanisme de financement mondial de la Banque mondiale, les CDC, l’USAID, la Fondation Bill et Melinda Gates, GIZ, Data for Heath, le DFID, l’OMS, l’UNICEF, l’ONUSIDA et PATH. 

Le docteur Mpoki Ulisubisya, Secrétaire permanent du Ministère de la Santé, s’est exprimé lors du lancement : « Le projet tanzanien de collaboration sur les données sanitaires accélérera une série d’activités prioritaires conjointes pour combler les lacunes dans nos données et nos systèmes d’information sanitaire. Je veux croire que par nos efforts collectifs, nous parviendrons à une plateforme unique qui nous permettra de recueillir toutes les informations dont nous avons besoin, que ce soit sur nos interventions dans le domaine du VIH/sida, de la tuberculose, du paludisme, de santé génésique, de la santé de l’enfant ou encore de la santé maternelle, pour n’en citer que quelques-uns. » 

L’ordre du jour de la réunion a porté principalement sur l’identification des priorités nationales de suivi et d’évaluation et sur l’alignement du soutien des partenaires sur ces priorités, autant d’objectifs qui ont été articulés dans un communiqué publié pendant la réunion. Il inclut la reconnaissance du fait qu’un système de suivi et d’évaluation robuste et la mesure régulière des résultats sont essentiels pour réaliser la couverture santé universelle.

Voici les prochaines étapes : 

1) Le Ministère de la Santé déterminera le mécanisme de coordination optimal pour faire avancer les six priorités nationales adoptées pour le suivi et l’évaluation.
2) Un recensement des investissements actuels des partenaires en faveur des systèmes d’information sanitaire sera complété pour soutenir l’élaboration d’un cadre commun national d’investissement. 

La conférence a également adopté une résolution pour réviser les progrès de la mise en œuvre des mesures prioritaires et pour suivre une fois par an les engagements des parties prenantes (pendant la revue annuelle conjointe du secteur de la santé). Tous les documents pertinents peuvent être consultés ici.

Kenya : les partenaires du CDS collaborent autour de l’observatoire national de santé

Au Kenya, le Ministère de la Santé met au point un observatoire kényan de la santé pour élargir la disponibilité et l’utilisation de l’information sanitaire. L’observatoire devrait être un guichet unique pour les données et les statistiques en accès libre, notamment des données sur la recherche, et il facilitera le suivi actif de la situation de la santé et des déterminants de santé dans le pays. C’est l’une des six priorités identifiées par le Ministère de la Santé quand il a lancé le projet kényan de collaboration sur les données sanitaires, en mai 2016. 

Les principaux résultats de l’examen à mi-parcours du Plan stratégique kényan du secteur de la santé 2014-2018 constituent la base de la préparation initiale de l’observatoire. Un atelier a été organisé le 10 juin 2017 avec 20 participants du Ministère de la Santé, de l’Université de Nairobi, de l’Institut kényan de recherche médicale (KEMRI), de la Banque mondiale, de l’UNICEF, des CDC, d’Intellisoft, de l’Institut africain de politique du développement (AFIDEP) et du Bureau national de l’OMS pour avancer dans la conception et le travail de mise en place.

Beaucoup de partenaires se sont engagés à contribuer des produits d’information sanitaire pour l’observatoire, ce qui montre l’alignement et l’accueil favorable reçu par l’initiative. Par exemple, l’UNICEF a promis de fournir son « Tableau de bord sur la nutrition » (Nutrition Dashboard) alors que le KEMRI a accepté de partager son travail de recherche sur l’observatoire. Vous pouvez en savoir plus sur la création de l’observatoire ici.

« Le Kenya a accompli beaucoup de progrès vers l’établissement de l’observatoire de la santé », a déclaré le docteur Isabella Maina, Cheffe du Service de suivi et d’évaluation du secteur de la santé au Ministère de la Santé. « On constate un très bon alignement et une forte acceptation de la part du Gouvernement et des partenaires, notamment des institutions de santé publique et de recherche. »

D’autres actualisations sont disponibles sur le site du CDS.

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