15 octobre 2019

26 septembre 2019 – Événement parallèle à New York après la réunion de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations Unies sur la CSU.

Plus que 1460 jours ! Compte à rebours vers 2023, à mi-chemin de l’échéance des ODD

Après le succès de la réunion de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations Unies sur la CSU, lundi 23 septembre 2019, la semaine de l’Assemblée générale des Nations Unies a culminé avec un événement organisé par la CSU2030 avec ses partenaires pour étudier comment obtenir des engagements politiques en faveur de la CSU au plus haut niveau.

La réunion, animée par Mme Kathy Calvin, Présidente et PDG de la Fondation pour les Nations Unies, a rassemblé des ministres, des organisations de la société civile, des fondations philanthropiques, le secteur privé et des partenaires du développement. Elle souhaitait galvaniser de nouvelles activités collectives sur la manière dont nous agissons, nous suivons les progrès des engagements et nous encourageons les investissements dans la santé et la redevabilité sociale. L’expérience de l’Égypte et de la Géorgie a illustré avec éloquence comment la volonté politique de mobiliser et d’investir des ressources internes dans la santé est l’une des clés du succès. Tout au long de la discussion, des messages majeurs ont mis en lumière la nécessité pour tous les participants de rapporter le programme de la CSU dans leur pays, d’accroître le plaidoyer afin de faire comprendre que les investissements dans la santé porteront leurs fruits et de se centrer sur les personnes, les communautés et la sociétés pour faire la différence. 

Soutenir la dynamique dans les pays 

Lorsqu’elle a ouvert la réunion, la Prof. Ilona Kickbusch, Coprésidente de la CSU2030, a souligné l’importance du soutien à la dynamique politique autour du consensus historique sur la santé atteint avec la réunion de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations Unies sur la CSU. Elle a préconisé la mise en œuvre de mécanismes officiels de suivi des objectifs de développement durable (ODD) pour contrôler les progrès et faire de la CSU une composante plus centrale des revues nationales. Elle a également souhaité que « chacun identifie les acteurs politiques qu’il faut toucher pour qu’ils prennent les mesures requises ».

Remarques d’ouverture

M. Kwaku Agyeman Manu, Ministre de la santé (au nom du Président de la République du Ghana) a réitéré l’importance de la mobilisation de ressources internes pour la santé, en soulignant que nous devons faire en sorte que les soins de santé primaires (SSP) soient fonctionnels et de bonne qualité pour desservir la population. Il a rappelé à tous combien il est capital de resserrer les partenariats entre ministres de la santé et des finances. Il a aussi espéré voir s’établir des liens entre la CSU2030 et le Plan d’action mondial sur la santé et le bien-être pour rassembler tous les pays et les partenaires. « Que cette réunion de haut niveau sur la CSU soit non pas un moment, mais un mouvement ! » a-t-il espéré. 

Discours liminaire

La Dre Hala Mostafa El-Sayed Zayed, Ministre de la santé et de la population, République arabe d’Égypte, a évoqué les résultats que peuvent obtenir les pays africains quand ils s’unissent autour d’un objectif commun. Elle a insisté sur le fait que les pays qui parviendront à la CSU d’ici à 2030 bénéficieront non seulement d’une meilleure santé, mais aussi d’un développement économique plus dynamique. La plupart des pays africains ont maintenant intégré la CSU dans leur stratégie de santé et ont traduit les engagements en mobilisation des ressources nationales. Même s’il n’y a pas de modèle unique pouvant être appliqué par tous les pays, la Dre El-Sayed Zayed a affirmé : « Il est capital de procéder à beaucoup de réorientations et d’ajustements dans la façon dont nous assurons les soins, qui doivent être axés sur les personnes, et d’utiliser plus judicieusement les ressources. »

La Dre Mariam Jashi, Présidente de la Commission sur l’éducation, la science et la culture, Parlement géorgien / ancienne Vice-Ministre du travail, de la santé et des affaires sociales, Géorgie, a rappelé à l’assistance que son pays peut mettre en œuvre la CSU, même dans des environnements à ressources limitées, grâce à un fort leadership politique et à la mobilisation des ressources internes. « Aujourd’hui, 90% des citoyens sont couverts par des soins de santé financés par l’État. »

Mme Annette Dixon, Vice-Présidente du développement humain, Groupe de la Banque mondiale, a mis en lumière le rôle déterminant de la CSU pour éliminer la pauvreté et apporter à tous une prospérité partagée. Elle a noté la nécessité de se centrer sur les populations les plus vulnérables et les plus marginalisées, en réallouant des ressources aux interventions les plus efficaces et les plus rentables. « Nous devons relever les investissements dans des SSP de qualité et d’un coût abordable qui sont le fondement de la CSU, dans tous les pays », a-t-elle précisé.

Discussion dirigée

Pendant la discussion de groupe, des représentants de la société civile, d’organisations philanthropiques, de partenaires du développement et de gouvernements ont partagé leurs idées sur la manière de conserver l’impulsion et de transformer les engagements politiques en mesures pour la CSU. Les principaux thèmes qui ont émergé étaient le rôle central des parlementaires, les soins de santé primaires comme moyen de parvenir à la CSU, la participation des communautés, la redevabilité, le droit à la santé et la nécessité d’une approche multipartite incluant le secteur privé. 

Le Prof. H. Millat, Président du Groupe consultatif sur la santé, Union interparlementaire (UIP), a cité le rôle capital que jouent les parlementaires par la sensibilisation et le plaidoyer pour augmenter le budget de la CSU. « Il est impossible de maintenir les progrès du développement national sans un bon état de santé de la population », a-t-il reconnu.

M. Matthew Rycroft, Secrétaire permanent, Département du développement international, Royaume-Uni, a rappelé la nécessité de maintenir un leadership politique solide au-delà de la santé, qui a été visible pendant de nombreuses interventions au cours de la réunion de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations Unies sur la CSU. « Nous devons nous faire les champions de la CSU, mais pas seulement cette semaine. Pour y parvenir, l’engagement des activistes ne suffit pas », a-t-il averti. 

M. Mark Suzman, Chef de la stratégie et président, Fondation Bill et Melinda Gates, a fermement plaidé pour des soins de santé primaires de qualité qui sont fondamentaux pour parvenir à la couverture santé universelle et les ODD. « Nous pensons que les SSP constituent l’ensemble le plus important d’interventions pour la santé. Il ne peut pas y avoir de SSP sans couverture santé universelle », a-t-il affirmé. 

M. Elhadj As Sy, Secrétaire général, Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et Jeunes bénévoles de la Croix-Rouge, a indiqué qu’il était nécessaire de mettre les communautés au centre de notre travail et d’instaurer un climat de confiance entre les personnes, entre les gouvernements et les communautés. « La confiance est la clé, entre les personnes, entre les gouvernements et les communautés. Maintenant, nous devons être redevables de nos actions les uns envers les autres. Nous devons être inclusifs, et associer les communautés. Les besoins sont plus profonds au niveau communautaire », a-t-il remarqué. 

Il a alors appelé Eleala Avanitele, une bénévole communautaire de la Société de la Croix-Rouge de Tuvalu, qui a relaté son expérience des soins de santé dans son pays, la liant à la crise climatique. Le changement climatique est un problème capital qui touche la santé de la population à Tuvalu, par ses répercussions sur les cultures vivrières et les plantations. « Les gens se tournent vers des produits alimentaires vendus dans les magasins, ce qui a provoqué une recrudescence des maladies non transmissibles. Cette île est mon avenir. Les activités pour inspirer confiance et nouer des relations doivent inclure les jeunes et des investissements en faveur d’initiatives qui feront une différence », a-t-elle affirmé. 

Mme Renuka Gadde, Vice-Présidente pour la santé dans le monde, Dickinson & Company, a évoqué le rôle du secteur privé pour que la qualité des soins aille de pair avec une couverture élargie. Le secteur privé se rassemble par le biais du groupe qui le représente au sein de la CSU2030 pour garantir son engagement en faveur de « la qualité des produits et de l’innovation, des modèles de fonctionnement, des technologies et des systèmes qui aideront ». « Pour améliorer la qualité, nous avons besoin du secteur privé, mais aussi de l’engagement des gouvernements et de la société civile », a-t-elle précisé.

M. Kevin Watkins, Directeur général de Save the Children, a noté qu’il fallait combler les écarts pour veiller à ce que nul ne soit laissé de côté et il a exhorté les gouvernements à rendre des comptes sur leur action pour combler ces écarts. Il a montré que la CSU revient à s’assurer qu’aucun enfant ne se voit refuser l’accès aux services de santé pour une maladie potentiellement mortelle parce qu’il vit dans un pays pauvre dépourvu de système de santé solide. « Le financement est une partie centrale de cette histoire. Si vous ne vous engagez pas à combler le fossé, passez votre chemin. Si vous acceptez cet engagement, soyez prêt à rendre des comptes et à vous centrer sur l’allocation des ressources et la rentabilité », a-t-il prévenu. 

M. Gabriel Ferrero, Directeur général des politiques de développement durable, Ministère des affaires étrangères, de l’Union européenne et de la coopération, Espagne, a déclaré : « Les droits sont fondamentaux pour la CSU et nous devons toujours en tenir compte lorsque nous rapportons la CSU chez nous dans nos pays et que nous prenons des mesures. »

La Dre Jane Ruth Aceng, Ministre de la santé, Ouganda, a affirmé : « Nous nous rassemblons et parlons avec passion et énergie, mais quand nous rentrons chez nous, nous rencontrons des difficultés, comme par exemple pour mettre en œuvre les SSP, disposer de données pour la prise de décision et le financement. La réponse réside en nous tous. En fin de compte, investir dans la santé est rentable. »

Mme Gerda Verburg, Coordonnatrice du Mouvement SUN (Renforcer la nutrition) et Sous-Secrétaire générale de l’ONU, a déclaré : « Concentrons-nous sur le niveau communautaire et rémunérons dès aujourd’hui les agents de santé communautaires. Quant à vous autres du secteur privé, promettez-vous de vous centrer sur les personnes, sur notre société et sur le climat ? »

Clôture et prochaines étapes

M. Tamaki Tsukada, Directeur général des questions mondiales, Ministère des affaires étrangères, Japon, a clos la discussion et a évoqué son rôle pour veiller à ce que la santé attire une attention politique de haut niveau. Il a mentionné que la difficile bataille pour tenir les engagements souscrits commence d’ores et déjà. « La communauté internationale devra travailler collectivement pour traduire les promesses politiques sur la CSU en mesures concrètes. Nous attendons de la CSU2030 qu’elle joue un rôle crucial pour rassembler les différentes parties prenantes. » 

Bienvenue aux nouveaux signataires du Pacte mondial de la CSU2030 pour la CSU

À la fin de l’événement, la Dre Agnes Soucat, Directrice du département de la gouvernance et du financement des systèmes de santé à l’OMS, et le Dr Githinji Gitahi, PDG d’Amref Health Africa et Coprésident du Comité directeur de la CSU2030, ont souhaité la bienvenue à quatre nouveaux signataires du Pacte mondial de la CSU2030 pour la CSU : PAI, Health Age International, U-Care et Wonca. 

Informations générales

L’événement était organisé conjointement par la CSU2030 et le Président du Groupe d’amis de la CSU et la santé mondiale. Il a aussi bénéficié de la participation d’un éventail de partenaires, notamment : la République arabe d’Égypte, la Géorgie, la République du Ghana, le Japon, le Royaume d’Arabie saoudite, la Thaïlande, le Royaume-Uni, la Fondation Bill et Melinda Gates, le Mécanisme de financement mondial (GFF), la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, l’Union interparlementaire, Save the Children, la Fondation pour les Nations Unies, le Groupe de la Banque mondiale et l’Organisation mondiale de la Santé. 

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