Qu'entend on par ce sujet?

  • Une grande partie de la méfiance, du scepticisme et de la critique des processus participatifs réside dans le manque de représentativité des participants, c'est-à-dire: la capacité de parler légitimement au nom de leur circonscription.
  • Souvent, le processus de sélection des participants n'est pas assez transparent.
  • En outre, la conception et le format des processus participatifs influencent la capacité des représentants à s'engager efficacement (de manière représentative) pendant les délibérations.
  • À travers les différentes études de cas de pays, nous notons des difficultés à trouver les «bons» représentants qui sont non seulement considérés comme légitimes, mais qui possèdent également les compétences nécessaires pour représenter l’intérêt du public ou des électeurs.

Pourquoi est-il important que les décideurs politiques abordent ce sujet?

  • Il est souvent indiqué dans la littérature que la question de la représentativité des participants est l'un des principaux obstacles au lancement ou à la poursuite des processus participatifs.
  • Les décideurs doivent être conscients des multiples publics et groupes au sein de la société (par exemple, les laïcs, les représentants d'une communauté, les patients, les organisations de la société civile, les groupes de pression, etc.) qui peuvent assumer divers rôles et représenter également des intérêts potentiellement conflictuels pour la prise de décisions en matière de santé.
  • Les rôles des participants / représentants ne sont pas toujours clairement définis par ceux qui organisent les processus participatifs; les raisons pour lesquels les réactions sont sollicitées ne sont pas fournies, ce qui entraîne des difficultés pour les participants invités à établir leur légitimité et à parler au nom du public.
  • Un processus participatif bien organisé peut apporter la valeur ajoutée attendue aux décideurs lorsque le format et la conception, ainsi que le processus de sélection des participants, confèrent une légitimité aux décisionnaires.

Messages clés sélectionnés

  • La représentation dans les processus participatifs en santé ne vise généralement pas une représentation statistique de l'ensemble de la population (c'est-à-dire un processus de sélection basé sur des caractéristiques démographiques telles que l'âge, l'appartenance ethnique, l'éducation et le revenu).
  • La représentativité peut être obtenue grâce à une stratégie de sélection équilibrée et transparente, mais aussi en concevant un format participatif qui confère de la crédibilité aux participants et leur permet de représenter les intérêts du public ou de la circonscription.
  • Des stratégies sont nécessaires pour équilibrer les groupes qui peuvent dominer l'espace civique avec d'autres voix (par exemple, les groupes de pression, les organisations internationales de la société civile, etc.).
  • La représentation peut conduire à de nouvelles inégalités si les groupes marginalisés ne sont pas contactés, et si un accent particulier n'est pas mis sur l'étude spécifique de ceux qui ne participent pas
  • La conception du processus participatif devrait inclure la fourniture d'informations factuelles, présentées dans un format accessible et simple, pour être en mesure de comprendre les problèmes à résoudre sous différents angles.
  • Les échanges participatifs devraient permettre d'exprimer un large éventail de points de vue. Le format doit encourager l'écoute. L’un des objectifs devrait être de permettre aux participants de transcender leurs propres expériences individuelles et leurs intérêts potentiellement plus étroits dans une perspective de «bien commun» (vision collective, expertise «publique»).
  • Un facilitateur neutre pendant les processus de délibération est essentiel pour équilibrer les relations de pouvoir, en particulier entre les experts et les non-experts, et assurer une participation égale entre les participants.
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